Journal de Tanzanie

Pérégrinations en Tanzanie et au Kenya

12 janvier 2008

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                                                                                                                L'Afrique de l'Est est sans aucun doute la région du monde qui présente la biodiversité la plus spectaculaire. Moins touristique que le Kenya, la Tanzanie a pu conserver jusqu'à nos jours sa beauté sauvage qui la rend si envoûtante. En dépit des pressions démographiques, ce pays a alloué plus de 42 000 kilomètres carrés aux parcs nationaux. Si l’on ajoute à cela ses immenses réserves, la Tanzanie protège plus d’un tiers de son territoire, ce qui en fait de loin la nation la plus en pointe dans la préservation de son environnement.

Safari

La Tanzanie a su résister à la tentation du tourisme de masse en lui préférant un tourisme écologique ayant un faible impact sur l'environnement. C'est la raison pour laquelle les safaris coûtent chers,  mais ce système sélectif permet d'éviter des dommages irréversibles à long terme sur la nature. L'expérience de toute façon est vraiment unique, et les revenus générés par le tourisme sont essentiels pour financer l'important travail de protection de la faune, notamment contre le braconnage.

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Parc National du Tarangire.

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Zèbres de Grant .

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Buffles d'Afrique.

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Un couple d'autruches massaï. Le mâle est à droite, reconnaissable à ses plumes noires et blanches, tandis que la femelle à gauche a le plumage gris-brun.

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Chacal à chabraque (dos noir argenté).

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Un vervet, appelé également grivet. Ce petit primate assez répandu en Afrique a l'étonnante particularité d'avoir les testicules d'un bleu éclatant !

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Le dik-dik de Kirk est une toute petite antilope qui ne pèse pas plus de 5 kg.

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La girafe réticulée se reconnaît a ses belles taches géométriques, très différentes de celles en étoiles de la girafe masaï.

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Le Tarangire est surtout connu pour ses éléphants. Leur population a souffert du braconnage dans les années 1980, puis d'une période de sécheresse en 1994. La natalité a repris à partir de 1996, ce qui explique que les éléphants du parc soient généralement assez jeunes (20 ans en moyenne).

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Ils sont à présent en surpopulation par rapport aux ressources du Tarangire, ce qui entraîne d'importants dommages sur la végétation, notamment sur les baobabs dont les éléphants arrachent l'écorce spongieuse qui les désaltère : l'arbre est ensuite attaqué par les termites, ce qui peut créer un énorme trou au milieu du tronc...

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Plutôt que de s'abreuver dans un ruisseau chauffé par le soleil, cet éléphant préfère puiser l'eau fraîche qui stagne sous le sable. Il peut ainsi absorber jusqu'à 200 litres d'un coup, l'équivalent d'une grande baignoire !

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Les premiers hominidés ont vécu dans ces paysages de savane il y a plus de 4 millions d'années avant de coloniser la totalité de la planète. C'est sans doute pourquoi un safari en Afrique de l'Est donne un peu l'impression d'un voyage dans le temps... La faune de nos contrées septentrionales paraît bien pauvre et commune en comparaison de celle de l'Afrique. Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas : il y a  seulement 10 millénaires vivaient encore en Europe les lointains parents des rhinocéros (Coelodonta), des éléphants (mammouths) ou des grands fauves (félins à dents de sabre) ... Il faut songer qu'il y a 2 mille ans, il y avait des lions dans les Balkans, en Italie et dans le sud de la France. 

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Préparatifs d'une chasse aux oiseaux avec les Hadza, un petit peuple d'à peine 2000 personnes qui continue de vivre à l'ère du Paléolithique dans la région du lac Eyasi, dans l'ouest de la Tanzanie.

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Les Hadza (appelés aussi Hadzabe, Kindiga, Tindiga, ou Wakindiga) sont les derniers survivants de l'âge de pierre. Ils ont toujours habité cette région depuis l'apparition de l'homo habilis il y a 2 millions d'années. Tandis qu'au Proche-Orient de petites communautés humaines abandonnaient le nomadisme il y a 12 mille ans pour adopter un nouveau mode de vie basé sur l'agriculture et l'élevage, les Hadza ont continué à mener leur existence de chasseur-cueilleur jusqu'à nos jours en restant coupés du monde et de ses évolutions...

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En suivant ce groupe de jeunes chasseurs dans la brousse, je ne croyais pas une seule seconde qu'ils puissent rapporter de quoi faire un repas : il est quand même assez difficile d'atteindre un oiseau avec un fusil, alors pensez-donc, avec un arc en bois !

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Le résultat est d'autant plus surprenant quand on découvre leurs prises. Bien que cette chasse  paraissent à première vue anachronique et peu rentable au regard de l'énergie dépensée, on se rend compte combien les Hadza excellent dans l'art de la survie. Ils sont parfaitement adaptés à leur milieu et semblent pouvoir y subsister sans trop de difficultés. Allumer un feu ne leur prend que 30 secondes en frottant deux bouts de bois.  Ils dorment à même le sol dans des huttes de paille ou à la belle étoile, connaissent les plantes qui soignent,  et savent trouver les baies, les tubercules et les ruches pour le miel. Malgré la chaleur, ils boivent très peu, ce qui ne les empêche pas de marcher vite et longtemps si nécessaire. Par la suite, j'ai eu l'occasion de voir que les Masaï aussi étaient de vrais dromadaires...

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Par leur langage à clics (la langue ne cesse de claquer contre le palais) les Hadza sont rattachés aux Khoisan, un groupe linguistique très ancien auxquels appartiennent également les Bushmen du désert du Kalahari, en Namibie.

Pour le gros gibier, comme les zèbres ou les impalas, les Hadza utilisent des flèches empoisonnées.

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Les Hadza se sont toujours dérobés aux tentatives de sédentarisation du gouvernement tanzanien. Ils ne supportent pas ce mode de vie, tombent malades et finissent par repartir dans la brousse.  A peu de choses près, cela rappelle un peu le sort des Amérindiens ou des Aborigènes, excepté que les Hadza ne sont pas encore tombés dans l'alcoolisme.

Ils n'ont ni chef ni droit coutumier, et changent sans cesse de camp en fonction du gibier. Ils dédaignent tout projet d'avenir, ne vivent que dans le présent, et ne consacrent jamais plus de quelques heures au travail... Ce sont en quelque sorte les derniers vrais hommes libres.

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Chez les Datoga...

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Sur les rives du lac Eyasi.

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Bananeraie près de Mangola.

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Une boucherie de village.

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Mante religieuse.

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Marché de Karatu.

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Les rapports avec les Tanzaniens ne sont pas toujours simples. Pour eux, les Mzungu (les Blancs) sont forcément riches, et quand on se promène dans la rue les sollicitations sont incessantes. A la longue, cela devient fatiguant. Pour ne pas être trop importuné en ville, il faut regarder loin devant soi et marcher d'un pas décidé...

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A l'entrée du cratère du Ngorongoro.

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Il faut se méfier des babouins qui prennent toutes les audaces pour chaparder de la nourriture dans les poches, les sacs ou même les véhicules. S'ils vous dérobent un objet, vous pouvez vous dire qu'il est perdu pour de bon. Ces primates ont des crocs très impressionnants, aussi mieux vaut-il éviter la morsure...

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Le cratère du Ngorongoro est une immense caldeira de 20 km de diamètre. Cet ancien volcan qui était peut-être plus haut que le Kilimanjaro s'est effondré il y  a 2,5 millions d'années après que tout l'intérieur de sa chambre magmatique ait été projeté sur les plaines environnantes par des gaz d'éruption, formant ainsi la couche supérieure de l'actuel parc du Serengeti.

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Oskar Baumann est le premier européen à avoir atteint le cratère en 1892, à l'époque où ce territoire faisait partie de l'empire colonial allemand sous le nom de "Deutsch Ostafrika". Le Ngorongoro donne sans doute un bon aperçu de la beauté originelle de l'Afrique orientale quand elle était encore vierge de toute destruction...

Le  nom  de  Ngorongoro  aurait  pour  origine  celui  de  la  tribu  des Likorongoro qui vivaient autrefois dans le cratère et qui en furent chassés par les Masaïs il y a environ 150 ans. Le nom actuel de Ngorongoro serait donc une déformation linguistique des colons allemands.

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Voici une vue de la région depuis l'espace. Au centre, l'énorme cratère du Ngorongoro et sa tâche verte, le lac Magadi. A gauche, le lac Natron et l'Oldonyo Lengai que j'ai escaladé (2ème sommet en partant de la gauche). A droite, en brun, le lac Eyasi, et au-dessus le lac Manyara. Tout au fond, le sommet de l'Afrique, le Kilimanjaro, avec le Kenya derrière. Enfin, le tout petit point juste à gauche du lac Magadi, c'est moi au fond du Ngorongoro !

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Le cratère fait partie d'un vaste ensemble, la zone de conservation du Ngorongoro, qui a été créé en 1959 pour des usages multiples : il fallait à la fois sauvegarder la faune exceptionnelle de cette région tout en permettant les activités pastorales des Masaïs, et protéger le site archéologique de la gorge d'Olduvai où les époux Leakey venait de découvrir le crâne d'un australopithèque vieux de près de 2 millions d'années.

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Il reste actuellemement 17 rhinocéros noirs dans le cratère.

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Même au Ngorongoro, où la "Frankfurt Zoological Society" finance la surveillance du cratère 24 h sur 24, les rhinocéros noirs ne sont pas totalement à l'abri du braconnage. La circulation des véhicules étant strictement inderdite entre 18h et 7h, les patrouilles de rangers ont ordre de tirer sans sommation dès la nuit tombée. Ce couvre-feu n'a pourtant pas empêché les braconniers d'abattre deux rhinos en 1992 et 1995.

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Les rhinocéros noirs et blancs ont en fait la même couleur de peau gris-foncé. La dénomination "rhinocéros blanc" vient tout simplement d'une erreur linguistique. Au 19ème siècle, les Afrikaners différenciaient à juste titre les deux espèces par la forme de leur lèvre supérieure, qui est pointue pour le rhinocéros noir, et large pour le blanc. Or, l'appellation "wijd" ("large" en hollandais), devenue "wyd" en Afrikaans, a été confondue avec "white" ("blanc") par les colons anglais. Par la suite, l'autre espèce africaine a été considérée comme étant noire,  peut-être pour mieux la différencier du rhinocéros blanc... Il est amusant de constater que les Afrikaners ont repris l'erreur dans leur appellation actuelle ("witrenoster"). En fait, les rhinocéros, phacochères et éléphants prennent la couleur de la boue dans laquelle ils se roulent et peuvent ainsi paraître blancs, gris ou bruns suivant leur région.

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A vrai dire, j'aurais été très déçu si je n'avais pas vu de rhinos au Ngorongoro. J'avoue avoir toujours été fasciné par ces animaux à l'allure préhistorique, et pouvoir observer de près cette femelle et son petit était un privilège inoubliable...

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De la cinquantaine d'espèces anciennes de rhinocéros, seules 5 ont subsisté jusqu'à nos jours : les rhinocéros blancs, avec un peu plus de 12000 spécimens, semblent moins exposés à la disparition que les rhinocéros noirs, au nombre de 3860 environ, ou les rhinocéros indiens, qui ne sont plus que 2650. Quant aux rhinocéros de Sumatra (309) et les rhinocéros de Java (60), ils ont peu de chances de survivre aux décennies à venir...

Un rhinocéros dessiné par Dürer au 16ème siècle.

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Au Japon, à Hong Kong ou à Taïwan, des croyances absurdes mais tenaces attribuent des vertus aphrodisiaques à la corne de rhinocéros. Celle-ci est également très recherchée par les riches Yéménites qui l'achètent à prix d'or pour fabriquer les manches de leurs poignards traditionnels. Tant que les trafiquants trouveront des acheteurs, le braconnage continuera d'être une grave menace pour la survie du rhinocéros,  et de quelques 5000 autres espèces animales en danger classées aux 3 annexes de la convention de Washington (ou CITES).

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Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les zèbres sont noirs à rayures blanches, et non l'inverse ! En effet, le foetus du zèbre est totalement noir, et les rayures blanches n'apparaissent que tardivement dans son développement, par inhibition de la mélanine.

Têtée...

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Hyène tachetée dans un nuage de poussière.

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Outarde de Kori.

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Hippopotames amphibies sur les rives du lac Magadi.

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Gazelle de Thomson, qui se distingue de la gazelle de Grant par ses larges bandes latérales noires.

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Gnous occidentaux à barbes blanches.

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Il y a peu, j'ai vu un reportage de National Geographic au Zimbabwe où deux naturalistes filmaient des lions en les approchant à pied à seulement quelques mètres. Dès qu'il se faisaient charger par les fauves, ils ne bougeaient pas d'un pouce, s'efforçant de garder un air impassible. Un seul pas en arrière, et ils auraient été perdus. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, les lions s'arrêtaient puis rebroussaient chemin, presque la tête basse.  Même des lionnes rendues d'autant plus agressives qu'elles avaient des petits finissaient par déguerpir en voyant que leurs charges n'avaient aucun effet... Les fauves suivent naturellement leur instinct de prédation et de poursuite si l'on prend l'attitude d'une proie, mais si l'on sait se montrer imperturbable, ils redeviennent finalement des gros chats qui peuvent être dominés : on le voit notamment dans les cirques où le dompteur  dresse ses fauves avec juste un fouet et beaucoup d'autorité.

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Des comportements adaptés, et bien sûr une bonne dose de courage, permettent donc d'approcher dans leur milieu naturel des prédateurs qui depuis toujours inspirent la terreur, tels les lions, mais aussi les grizzlis ou les requins. Les vieux poncifs sur certaines espèces, véhiculés par les films à sensations,  s'écroulent d'eux-même par les expériences sur le terrain de certains passionnés. Au début du 20 ème siècle par exemple, les gorilles étaient réputés être des bêtes féroces, et cette idée a perduré longtemps encore avant que Dian Fossey ou Penny Patterson ne démontrent combien ces primates pouvaient être  sensibles et intelligents (apprentissage d'un vocabulaire de plus de 1000 mots anglais par Koko).

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Il est assez courant de voir les phacochères s'agenouiller pour brouter l'herbe.

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La forêt de Leraï, sur la route menant à la sortie du cratère du Ngorongoro.

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Simba campsite, au sommet du cratère du Ngorongoro.

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Les pentes du cratère sont souvent brumeuses au petit matin. Bien que l'on soit tout proche de la ligne de l'équateur, les nuits sont assez fraîches car le camp est tout de même à 2300 m d'altitude, c'est-à-dire deux fois plus haut que Chamonix...

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La  gorge  d'Olduvaï  où,  depuis  1913,  ont  été  découvert  une  cinquantaine d'ossemenents d'hominidés qui datent de 2 millions d'années pour le plus ancien, ainsi que des traces de pas humains qui remonteraient à 3,8 millions d'années.

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Naabi Hill Gate, entrée sud du Parc National du Serengeti.

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Lézard Agama.

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Spréo superbe.

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Bubale de Coke.

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Le Serengeti ne serait pas le même sans ses "kopjes" (prononcer copiz). Ce terme sud-africain qui signifie "petite tête" en hollandais désigne les formations de rochers qui se dressent de temps en temps dans la savane africaine. Les kopjes sont des endroits appréciés des lionnes et des guépards qui peuvent y repérer leurs proies ou y cacher leur progéniture, des babouins qui y trouvent une végétation plus variée qu'ailleurs, ainsi que de toute une petite faune de serpents, lézards, rongeurs et oiseaux.

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Le nom de Serengeti vient du terme masaï "siringet", qui signifie "plaine sans fin". La zone du nord offre un paysage de sous-bois très différent de la partie sud, où les arbres sont rares.

Pimbi Camp, au centre du Serengeti, à la tombée du jour.

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Ma tente était tout au fond du camp (la troisième en partant de la droite) et vers 1h du matin j'ai été réveillé par un herbivore qui broutait à quelques mètres de moi. Je me suis alors rappelé qu'avant de me coucher j'avais vu un buffle qui se tenait sous un accacia à 200 de mètre de là. Les buffles sont des animaux très dangereux qui se sentent facilement menacés et dont les charges n'ont rien à voir avec de l'intimidation, comme cela est souvent le cas avec les éléphants. Il n'était donc pas question de mettre le nez dehors pour l'observer.

A vrai dire, quand une des  filles de la tente d'à-côté avait découvert un serpent dans les douches en fin de soirée, je m'étais déjà dit qu'aller aux toilettes pendant la nuit pouvait être une entreprise risquée. Mais quand j'ai soudain entendu un lion rugir dans le lointain, j'ai réalisé  que j'avais été quelque peu insouciant de monter sur le rocher d'où j'ai pris la photo du camp au crépuscule. Un guide m'avait interpellé du haut de mon perchoir pour me dire de revenir au plus vite et me montrer ce panneau :

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Dans la tente, j'ai alors secoué mon frère qui dormait à côté de moi, et nous avons écouté les rugissements sourds du fauve : mmmmwwau  mmmmwwau... Puis vinrent les hurlements rauques des hyènes : Auuuuu-hou  auuuuu-hou... Enfin les aboiements plaintifs des zèbres : Kwa-ha-ha  kwa-ha-ha  kwa-ha-ha...  Et parmi tout cela, en fond sonore, les beuglements de centaines de gnous qui  passaient par là et se répondaient les uns les autres, comme pour se rassurer dans la nuit : mmm-han  mmm-han... C'était mon rêve de vivre de tels instants et j'ai veillé plusieurs heures en guettant les cris de chaque animal. La magie de la savane m'avait envoûté...

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Lors d'un séjour dans l'Ouest canadien, j'avais pu constater que les campements en forêt étaient entourés de fils électrifiés afin éviter les problèmes avec les grizzlis qui sont très facilement attirés par la nourriture. Il en va bien autrement au Serengeti, où l'on dort au milieu de la savane sans aucune protection. En fait, il semble que la forme sombre et massive d'une tente la nuit inquiète le lion qui continuera son chemin en l'évitant. Par contre une attaque est toujours possible à l'extérieur du camp, où un fauve affamé peut être tapis  dans l'herbe à vous observer. En 2005, sur une aire de pique-nique dans le parc de Manyara, une touriste américaine qui s'était caché dans des fourrés pour satisfaire un besoin naturel a ainsi failli être tuée par un lion, et c'est son guide qui l'a sauvé en frappant le fauve avec la pelle du 4X4. Mon chauffeur m'a montré l'endroit où cela est arrivé.

En Europe, depuis que nos ancêtres ont éliminés tous les animaux dangereux qui rôdaient autour d'eux, nous avons finit par enfouir au tréfonds de notre âme les peurs ataviques qui faisaient de nous des proies. Nous sommes maintenant habitués à cette nature domptée et ne pourrions plus en envisâger d'autre, trop heureux de pouvoir déambuler dans les forêts et les montagnes sans avoir à craindre les prédateurs mangeurs d'hommes. Finalement, seuls quelques serpents venimeux présentent encore un danger potentiel pour le promeneur.

Une nuit dans le Serengeti est une expérience intérieure qui remet en cause ces certitudes et rappelle combien l'Homme fut jadis un petit être fragile, terrifié par la nature hostile qui l'entourait. Quand bien même on se persuaderait de l'évidente supériorité de notre intelligence et de l'efficacité de nos machines à tuer, le rugissement sourd et lointain du lion dans la nuit ne manque pas de faire frémir. A armes égales, nous autres humains ne sommes plus que des petits cochons sans défenses, et notre vulnérabilité apparaît soudain consternante.

Passé le moment de stupeur, un phénomène étrange prend corps : la puissance de la bête inspire le respect, et la crainte se change en fascination... Nos ancêtres troglodytiques ont peut-être ressenti la même admiration envers les animaux de leur époque en les peignant sur les parois de leurs grottes. Les lions, mammouths, rhinocéros, hyènes, aurochs et chevaux sauvages devaient présenter le spectacle étonnant d'une Europe très africaine.

A défaut d'armes à feu, seul votre sang-froid peut vous sauver face à un lion. La règle primordiale est de ne jamais s'enfuir. Les fauves ont l'instinct de poursuite, et vous seriez aussitôt assimilé à une proie. Il faut au contraire montrer de l'assurance. La bête le sentira et vous considèrera comme supérieur.  Si le lion fait preuve d'agressivité, il faut à son tour se montrer menaçant en tapant des mains, en levant les bras, en poussant des cris et en avançant de quelques pas. Si enfin le fauve se met à charger, il faut courir vers lui en hurlant. Plus facile à dire qu'à faire bien sûr, mais c'est une tactique qui a fait ses preuves. Tous les guides à pied du parc Kruger vous le diront, pour éviter une mort certaine il n'y a pas d'autres solutions.  Si vous doutez encore des effets de l'intimidation sur un lion, regardez cette vidéo...

Rollier à longs bruns.

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Daman des rochers.

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"Simba kushoto", "lion à gauche", voilà des paroles qui font plaisir en safari !

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Pour échapper à la chaleur, il arrive aux lionnes de grimper dans les arbres. Sur cette photo, le lion dort à droite du tronc. Les mâles en effet sont trop lourds (et peut-être aussi trop paresseux !) pour monter dans les branches.

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Entre 10h et 16h, la lumière est souvent trop forte en Afrique pour faire des photos réussies. Néanmoins, je vous livre ce contre-jour d'une famille d'éléphants qui ne me déplaît pas...

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Aux points d'eau, les herbivores sont toujours tiraillés entre la soif et la méfiance.

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Près des cours d'eau pousse une végétation luxuriante qui contraste beaucoup avec l'aridité de la savane.

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Girafe masaï.

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Les crocodiles du Nil ont une croissance qui dure toute leur vie, et certains vieux spécimens de la Grumeti River peuvent atteindre 6m de long.

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Observation d'un affrontement entre deux hippopotames à Retima Hippo Pool. Au loin, des éléphants traversent le lit asséché de la rivière.

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Je voulais m'approcher un peu plus des hippopotames pour les photographier avec un angle différent. J'ai donc longé la berge d'un pas assuré, mais en apercevant des trouées dans la végétation qui débouchaient directement sur la rivière, j'ai compris qu'il s'agissait de passages de crocodiles, et comme je ne voulaient pas finir dans la rubrique des faits divers, je n'ai pas trop hésité à faire demi-tour pour revenir sagement en terrain découvert !

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Quand ils flottent à la surface de l'eau, les hippopotames poussent sans cesse par leurs narines de grandes expirations très sonores, un peu comme des baleines.

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La savane est paisible aux heures chaudes de la journée. Les animaux sont plus difficiles à voir entre 10h et 16h car ils se cachent dans des endroits ombragés pour se reposer.

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La grande migration des gnous qui font route vers le nord pour rejoindre le Masaï Mara, au Kenya.

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Le parc du Serengeti constitue avec les réserves ou zones protégées qui l'entourent un vaste écosystème qui abrite la plus importante concentration d'herbivores au monde. 1,5 million de gnous, 200 000 zèbres et 300 000 gazelles de Thompson migrent toute l'année en fonction des pluies dans un mouvement circulaire d'environ 400 km à la recherche de nouveaux pâturages. Ces immenses troupeaux qui consomment 4000 tonnes d'herbe par jour peuvent parfois former des colonnes ininterrompues d'une quarantaine de kilomètres.

Pour visualiser la route de la grande migration, cliquer sur l'image.

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Durant cette migration, les cadavres profitent aux vautours et aux hyènes. Les charognards jouent un rôle fondamental dans le nettoyage de la savane en supprimant de possibles foyers d'infection.

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En 1951, l'inquiétante diminuation de la faune a conduit à la création du Serengeti, premier parc national du Tanganyika (future Tanzanie). A cette époque, le directeur du Zoo de Francfort, Bernhard Grzimek, s'intéressait aux espèces menacées et sillonnait l'Afrique pour filmer la faune. Son documentaire "Le Seregenti ne doit pas mourir" (1959) eu un retentissement mondial et fut récompensé par un Oscar.

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Grzimek se noua d'amitié avec le président tanzanien Nyerere en le sensibilisant à la protection de la nature. Il a tracé la voie des missions actuelles de la Frankfurt Zoological Society, dont il fut le président pendant 40 ans jusqu'à sa mort en 1987. Ses cendres ont été enterrées près du cratère du Ngorongoro, aux côtés de son fils Michael qui avait perdu la vie dans un accident d'avion pendant le tournage du documentaire sur le Seregenti.

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De nos jours, l'appareil photographique à remplacé le fusil dans les safaris, du moins pour l'essentiel. En apportant de précieuses devises étrangères à l'économie tanzanienne, les safaris-photo ont sauvé momentanément la faune de l'extermination. Avec l'essor de cette nouvelle forme de tourisme dans les années 1960, les animaux étaient devenus désormais plus rentables vivants que morts. Néanmoins le braconnage est loin d'être éradiqué en Tanzanie, et dans d'autres régions d'Afrique il est même plus florissant que jamais.

Alors qu'elle est strictement interdite dans les parcs nationaux,  la chasse est pratiquée en toute légalité dans les 17 réserves de Tanzanie (game reserves). Administrés par le ministère de l'Environnement, qui détermine les quotas annuels d'abattage, ces territoires sont découpés en concessions où des compagnies de chasse organisent des safaris pour une riche clientèle internationale. A titre d'exemple, les taxes d'abattage sont de 4600 $ pour un éléphant, 2300 pour un lion ou un léopard, 1450 pour un grand koudou, 940 pour un crocodile, 720 pour un buffle...

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ces réserves de chasse ont un effet positif sur la conservation de la faune, car les fonds récoltés permettent de financer la présence de gardes-chasse du gouvernement (game scouts), lesquels patrouillent dans les zones les plus reculées de ces vastes étendues sauvages pour veiller à l'interdiction du braconnage, des cultures et de la coupe de bois. Les quotas d'abattage sont définis en collaboration avec des scientifiques de la conservation, et la chasse d'espèces menacées comme les rhinocéros, les guépards, les girafes ou les lycaons est bien sûr proscrite. Après les immenses carnages de ces dernières décennies, la chasse encadrée apporte donc sa contribution à la préservation des espèces animales. Cela peut paraître une contradiction dialectique, mais dans la réalité, ce n'est pas le cas ! Bien sûr, aller chasser en Afrique reste une affaire de conscience. Personnellement, je ne vois pas où est le courage à triompher d'un combat inégal, surtout quand on est un aventurier du dimanche, et les séances-photos devant les cadavres de gibier me paraissent un spectacle pathétique au comble du mauvais goût...

Une station d'essence au style plutôt minimaliste à Wasso.

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Campement dans les montagnes Gol, en terre masaï.

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Un groupe d'inséparables sur un euphorbe.

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La Tanzanie est peuplée de plus de 120 ethnies différentes, mais 98% de ses 38 millions d'habitants sont des Bantous parlant le swahili. Les Masaï, qui sont eux d'origine nilotique (Ethiopie) et dont la langue est le Maa, constituent donc une infime minorité de la population, environ 300 000 personnes, alors que paradoxalement ils sont le peuple le plus emblématique de la Tanzanie.

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Les Masaï ont généralement une attitude assez fière et ne semblent pas rechercher particulièrement le contact avec les étrangers. Drapés dans leur toge (nadgo) et chaussés de sandales, je leur trouve des airs de Romains. Les hommes portent d'ailleurs à la ceinture un grand poignard (mkuki) qui ressemble étrangement à un glaive.

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Désertés à l'aube par les hommes et le bétail, les villages masaï (boma) sont régis par les femmes qui s'occupent d'entretenir les huttes, de traire les vaches et d'aller chercher de l'eau.

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Les enfants sont élevés à la dure, et dès l'âge de trois ans, ils partent garder les troupeaux, pieds nus et armés de leur seul bâton de berger (rungu). Presque la moitié d'entre eux meurent du paludisme, de blessures infectées ou de morsures de serpents. Dans l'immense steppe au pied de l'Oldonyo Lengai, mon guide distribuait des bouteilles d'eau aux jeunes bergers qui accourraient en nous voyant nous arrêter. Cela paraissait les combler de joie, car ils ne doivent pas avoir grand-chose à boire dans la journée. Les Masaï qui survivent à l'enfance sont donc forts, et j'ai pu me rendre compte combien ils pouvaient être endurants à la marche et à la chaleur.   

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Randonnée dans les montagnes pour aller assister à une messe masaï au village de Piaya.

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Les Masaï sont très durs en affaire et demandent un dollar (voire 5 quand ils abusent) pour être pris en photo, laquelle perd alors toute spontanéité. Les meilleurs images que j'ai pu rapporter d'eux sont quasiment toutes des photos prises à leur insu. Ce n'est pas sans risque, car on s'expose à leur colère si l'envie leur en prend, mais généralement avec un petit billet vert ils retrouvent leur calme aussitôt. Leur courroux n'a donc rien à voir avec une quelconque croyance religieuse... D'une certaine façon, on peut comprendre qu'ils n'aient pas envie d'être photographiés comme des animaux en safari, mais ils prennent parfois des poses tellement élégantes qu'il est difficile de résister à la tentation... 

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Les huttes sont fabriquées avec une armature en bois recouverte d'un mélange de terre et de bouse de vache. Ce torchis masaï a un bon pouvoir isolant, mais il attire les mouches !

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Femmes masaï et leurs enfants, vers 1900.

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Des Masaï découvrent la musique d'un gramophone, en 1929.

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Le mode de vie des Masaï n'a pratiquement pas changé depuis des siècles. Réfractaires à toute idée de sédentarisation, ils continuent à mener leur existence pastorale de semi-nomades à l'écart des influences du monde moderne; seuls les tissus proviennent des marchés, où les femmes achètent également les perles de verre avec lesquelles elles confectionnent leurs colliers et autres bijoux.

Les nuits dans la plaine masaï offre le spectacle de magnifiques voies lactées...

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Les villages masaï sont toujours entourés d'une haie d'épineux (kraal) destinée à protéger le bétail des lions ou des hyènes pendant la nuit.

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La lance de ce Masaï était affûtée comme un rasoir, et il n'est pas étonnant qu'elle puisse tuer un lion.  

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Les chutes de Ngare Sero.

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Ces  chutes  d'eau  sont  d'autant plus  étonnantes  qu'elles  semblent sortir du désert, et les palmiers accrochés au falaises forment une oasis de verdure au milieu de ces montagnes arides. Derrière cette chute, la gorge se termine par un jacuzzi naturel où nous avons pu nous baigner. 

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L'Oldonyo Lengai, la "montagne de Dieu" des Masaï.

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Pour éviter la chaleur, l'ascension du volcan se fait de nuit, généralement en six heures. Attention, c'est une course très physique et assez risquée; elle ne nécessite pas de crampons ou d'encordement, mais les pentes sont très raides, et il n'est pas exagéré de dire qu'à mi-hauteur on doit grimper à quatre pattes et qu'on redescend sur le cul !

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Partis à minuit, nous sommes arrivés une heure en avance sur l'horaire et avons dû attendre le lever du soleil dans une crevasse pour se protéger du vent : transis de froid, nous nous sommes couchés à même le sol recouvert de soufre humide, au milieu des odeurs de fumerolles, et nous recevions sur la tête des nuées de sable volcanique toutes les 10 mn ! Cela ne nous pourtant pas empêché de dormir, et notre guide masaï, lui, ronflait déjà une minute après s'être allongé !

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Le sommet culmine à 2878 m et offre une vue sensationnelle sur les Gol Mountains, le lac Natron et la Rift Valley.

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Les coulées de carbonate de sodium prennent une couleur blanche en se solidifiant, ce qui donne l'impression que le volcan est enneigé.

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Twiga Lodge à Mto Wa Mbu.

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Buffles

Parc National de Manyara.

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Ce petit parc s'étend tout en longueur entre des montagnes escarpées et la rive nord-ouest du lac Manyara. Il offre des paysages intéressants de forêt équatoriale peuplée de calaos, de babouins et d'éléphants, ainsi qu'un bon point de vue sur des marais où l'on peut observer, entre autres, des buffles, des hippopotames et des pélicans. Au fond du parc, dans les forêts d'accacias, on peut parfois surprendre un lion sur une branche, fait très inhabituel ailleurs et propre à cet endroit.

Babouin (papion anubis).

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Milan noir.

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Marabout.

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Mbogani house, dans les environs de Nairobi (Kenya), où l'auteur de "Out of Africa", Karen Blixen, vécut de 1917 à 1931.

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Karen au milieu de ses employés kikuyu qu'elle a tant aimé (1930).

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Couverture de la première édition en 1937. La traduction française est parue en 1942 sous le titre de "La ferme africaine".

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"I had a farm in Africa at the foot of the Ngong Hills"... Les premiers mots du livre sont aussi ceux du film de Sydney Pollack, tourné en 1985 avec Meryl Streep et Robert Redford.

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Langatta Giraffe Center.

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Giraffe Manor.

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Construit en 1932 par Sir David Duncan, ce manoir a été racheté en 1974 par Jock Leslie-Melville, un kenyan d'origine britannique et sa femme américaine, Betty. Fondateur en 1972 de l'African Fund for Endangered Wildlife (AFEW), le couple a alors entrepris d'élever dans la propriété 5 girafes de Rothschild, une espèce extrêmement menacée puisqu'il n'en restait en tout et pour tout que 120 spécimens  vivant dans un ranch à l'ouest du Kenya. 

En 1979 était ouvert le centre actuel, Giraffe Center, destiné à sensibiliser l'opinion public à la sauvegarde de l'espèce. On peut y faire l'expérience étonnante de nourrir les girafes à la main.

A la mort de Jock en 1984, Betty a transformé son manoir en hôtel de luxe. Des célébrités telles que Marlon Brandon ou Mick Jagger ont séjourné à Giraffe Manor. Pour y passer la nuit, il vous en coûtera 327,5 dollars seulement !

The David Sheldrick Wildlife Trust.

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La fondation David Sheldrick, du nom d'un célèbre naturaliste à l'origine du parc de Tsavo, s'implique depuis sa création en 1977 dans un grand nombre de projets pour la conservation de la faune. Etablie dans l'enceinte même du Parc National de Nairobi, la fondation élève des éléphants et des rhinocéros orphelins pour les réintroduire dans la nature.

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                                                                                                 Paysage_du_Serengeti__Tanzanie

Les voyages commencent souvent sur un bureau, en regardant d'un air rêveur les cartes des atlas dont les noms exotiques enflamment l'imagination...

Fauvisme

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Cohabitation_Pacifique

Posté par Emmanuel THERET à 22:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]